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 L'arrière gout

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Ya'o
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MessageSujet: L'arrière gout   Dim 5 Oct - 0:45

La recherche de l'Okin semblait misérable. Les livres qu'elle avait volé à la Cité des Prestiges n'avouait rien qui pouvait l'aider, elle qui pensait y trouver l'Antre de fabrication de la pierre cristaline. D'après les rumeurs, son chemin l'avait emmené à Fentesia, mais elle ne put entrée dans la ville, et se résigna donc à aller à la cité Principale. Comme d'habitude, elle parcourait les alentour de la cité principale, cette cité. Elle n'osait trop y entrer. Elle faisait le tour de la cité sans cêsse; depuis 2 semaines, elle devait avoir fait le tour des grande murailles aux moins deux dizaines de fois. Elle avait croisé deux jeunes femmes, mais elle ne voulurent pas l'aider plus que cela à avoir l'okin, ainsi se retrouvère-t-elle seule -encore-. Elle leva la main, comme pour désigner quelques chose..Ah, non, elle voulait seulement regarder ses ongles. En levant un sourcils, elle se promenait ainsi, sans trop se presser, le tigre qui la portait avait aussi cet air très calme mais aussi teinté de cette touche de sarcasme.

-On a croisé bien des Imbéciles, mais au moins on a pas encore rencontré la Royauté, HAHA!

Makejidamashi roula les yeux, mais (évidemment) il était d'accord avec sa jeune maitresse, ainsi poussait-il un petit grognement. Il avait entendu parler de cette royauté, cette même royauté qui avait donné le pire des territoire à Ya'o. Mais pour lui, cela n'avait aucune valeur ni importance. Roi ou pas, tous sont fait de chair et d'os. Elle continuait ainsi, mais de façon très vulgaire.
Leur promenade s'arretait ici, devant se mur de la cité. Un mur endommagé. Craquelé de rayure causé par l'hiver, l'eau devenant glace et ouvrant le mur. Ya'o sourit. Puisqu'elle ne pouvait rentrer par l'entrée principale, de risque de croiser des Magiciens, elle entrerait..Où elle voudrait. Son tigre, d'un bond, sauta sur le mur et grimpa jusqu'au rebord, qui était haut, mais facile d'accès pour un un tigre. Ya'o, elle, très peu athlètique, essaillait tant bien que mal de monter..Elle en était incapable. S'était assez ridicule; ses vêtement l'empêchait de faire des mouvements brusques. Ele devait y aller, comme prise dans un sac, montant un peu n'importe comment. La pause avait l'air absolument ridicule..Tout autent que se qui se passa par la suite. Un des cordage de son manteau de pris dans le mur, et essailliant de le déprendre, elle tira sur le cordons, mais sa mains enlevée du mur, elle perdu équilibre..Et tomba en jurons et craquement d'os. Elle fit la mou -elle esperait vivement que personne ne l'ai vu ainsi- ....

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Dim 5 Oct - 20:36

Voila près d'une demi-journée journée qu'Aps avait quitté le Palais, la rage au ventre. Il avait marché et marché encore, sans cesse gêné par gens et chariots, n'ayant pourtant pour seule compagnie que le bruit de ses pas.
Même l'activité fourmillante de la magnifique cité humaine ne parvenait pas à le détourner de ses sombres pensées, ni elle ni le parfum des poissons fraichement parvenus en ville et qui hantait chaque rue. Le soleil cognait fort.
Lorsque la nuit tomba tout à fait, le Prince avait dépassé les murailles de quelques mètres.
Il n'insista pas: il se laissa tomber directement, le dos contre la pierraille. Les gardes qui fermaient les portes ne lui firent pas la moindre remarque: Après tout, ce gamin faisait bien comme il l'entendait !
Bien sûr, ils ne l'avaient pas reconnu. Comment auraient-ils pu ? Non seulement le Prince concentrait tous ses efforts à s'habiller et se comporter comme un garçon d'atelier, mais de plus la partie Humaine du gouvernement s'était fait petite devant la montée en puissance des Elfes Sombres à son sein même...

Assis donc parmi les herbes folles qui déjà s'accrochaient à sa chemise, Aps remarqua quelque chose d'amusant. Un sillon de verdure tassé, qui passait juste devant ses pieds. Le long de l'enceinte de pierre, en somme. Or voila longtemps que les gardes faisaient le tour de ronde au sommet des murailles, afin d'éviter plus efficacement les intrusions...
Donc à coup sûr, quelqu'un avait rodé avec insistance autour de la ville. Quelqu'un ou plusieurs personnes, bien sûr.

Il s'endormit là, pour ne se réveiller que quelques heures plus tard à l'amorce du hurlement violent d'un chien égaré. Était-ce bien un hurlement, d'ailleurs ? Oui, un hurlement, mais qui était né dans sa tête. Car Kasen avait posé sa puissante patte sur son front pâle...

Un heure plus tôt, le Tigre était passé ici, devant l'humain endormi. Crétin ! Dormir ici, pour se faire égorger ?! Avec zèle, il l'avait trainé par le col dans le fossé. C'était rudement boueux, mais après tout les êtres humains étaient faits de boue. Donc ils n'étaient pas à ça près.
Le puissant Félin avait ensuite prolongé sa promenade nocturne, quand, soudain, il avait perçu l'aura d'un Tigre magique. Heureusement, il avait le vent pour lui...
Celui lui permit de mettre à l'œuvre son éducation elfique: tout pour ne pas être repéré.
Devant ses yeux se déroula le spectacle le plus grotesque qu'il lui eut été donné de voir: un Tigre âgé avait grimpé au sommet de la muraille (Au passage, la ronde n'allait pas le manquer, ce naïf !), et à sa suite une humaine engoncée dans des vêtements excessivement amples avait chuté à la manière d'un pigeon crevé.
Son expression déconfite lui confirma ce qu'il craignait: cette femme n'était pas n'importe qui. Elle était orgueilleuse, pour commencer. Et surtout, en fait, elle avait un Tigre. Pourquoi tentait-elle de pénétrer ainsi dans la Cité ? Cela restait à apprendre...

Repartant aussi furtivement qu'il était venu, le Tigre arrivait auprès d'Aps et le réveillait violemment.
Celui-ci frémit de tous ses membres lorsqu'il entendit le cri. Un son qui lui glaçait le sang dans les veines... Aussitôt éveillé, il fut debout, et suivait son Tigre sans même savoir où ils allaient. Celui-ci s'arrêta devant une petite porte, fermée à clef, mais qui leur opposait une résistance farouche.
Pas question de seulement chercher à la défoncer de toute façon, car le Prince détenait la clef.
Trois tours de clef et un petit clic-clac plus tard, les voici tous deux, le Tigre devant, qui gravissaient les marches. Ils furent vite de nouveau exposés au vent glacial des hauteurs... Car, en effet, ils se trouvaient maintenant au sommet de la muraille.

- Où voulez-vous m'emmener, Kasen ? protesta le Prince à voix basse.

Mais le Tigre ne répondait pas. Il lui montra seulement, d'un geste vague du museau, une forme blanche qui brillait dans la nuit, là, devant eux.

Arf. Comment Aps avait-il pu ne pas le voir tout de suite ? Quoi qu'il en soit, autre chose se devait d'attirer son attention. Une forme étrange, telle un immense pli de tissu, qui s'agitait en bas du mur.
Il ouvrit la bouche. La referma. Réfléchit.

Trop tard, Kasen avait saisit l'occasion de faire un peu de sport. Il volait désormais plus qu'il ne courait vers l'intrus, se sachant dans son droit...

- KASEN !!!


Trop, trop, c'était trop ! Ce Tigre était un Démon, ce qui n'était d'ailleurs pas une nouveauté. Malgré la barrière psychologique qui les séparait, Aps pouvait sentir sa haine jaillir comme un torrent d'une source. Un torrent qui, aussitôt, s'éparpillait dans l'espace.
Et lui, comme l'idiot qu'il était, il se jeta en direction de son dos, les bras en avant, espérant l'arrêter avant qu'il n'engage le combat...

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Mar 7 Oct - 0:45

Ya'o brassa la tête. De la main, elle tassait herbe, poussiere et autre de ses cheveux. Et du haut, Makejidamashi qui la regardait -comme toujours- de son air le plus hautain. Ses yeux la regardait des hauts, comme pour ainsi dire ''alors? tu ne montes pas?'' Ya'o, indignée, fit les gros yeux, mais cela n'intimidait point le vieux tigres; malgré son âge, son squelette lui permettait une grimpe de singe..La jeune femme cherchait ses repaires dans le murs parcouru de failles, la main palpitant le mur. La noirceur rendait la tache difficile, même malgré la légère brillance que créait l'aura de Makeji. Elle rentra son pied dans une craque, puis une main. Elle faisait son possible, devant les yeux d'un tigre aux airs sarcastique qui ne voulait point l'aider et préferait dormir sur la pierre refroidie par la nuit.
Mais il ne se reposa pas plus longtemps. Des gens avaient grimpés; mais ils ne craignait rien, jamais ses gens n'oserait s'attaquer à eux..!La tête levé, oreilles dressés, le tigre s'appretait à effrayer de son imposante posture tout intrus. Makeji émis un gémissement. Il se leva. Les muscles bandés, son énorme poils hérissé, il prenait l'allure de l'horrible monstre Nordique..

Ya'o avait vu, aussi.
Un jeune homme et un tigre..Son coeur lui leva, elle failli vomir. Malgré le sombre projeté sur la cité, les lanternes refletaient sur le visage du Prince et de son Tigre. Elle LE reconnu. Ce fils de royauté, se fils impurs, arrachés par deux camps..Se fils, Ce Prince, Cet Royauté! La fureur rendait ses yeux blancs. Et le Tigre, quelle horreur! Les félins ne sont-il pas des beautés naturelle, en particulier les tigres magiques, mais comment déterminer le type de celui là? Ni ailes, ni signe de naissance, son énorme fourrure lui donnait l'apparence d'un Nordique, mais il était roux. Ses crocs, on aurait dit..Et son museau! Son visage prenait l'apparence d'un loup, oui, il était un loup, un de ses loups sauvage qui tuent sans pitier, la froideur aux sang et la mort dans les yeux, il voulait tuer, il devait tuer, et il allait tuer. Le jeune homme, un être ignoble, aussi ignoble que son tigre, ils devaient mourir tous deux, mais elle savait que s'était eux qui allaient mourir..

La bête à l'allure canine avait bondi. Ce tigre, se n'était pas un tigre, elle allait l'appeller Le Chien, car il était un chien, plein de rage. Elle ne sut pas sur qui le Chien bondissait, elle avait l'impression que le vent le portait, qu'il se dédoublait, tout se passait si lentement, elle ne voyait rien, et cet hybride, qui courrait, les bras ballants, pour empêcher quoi que se soit, mais s'était inutile, la bête flottait. Ya'o avait l'air d'attendre la mort, mais Makejidamashi ne ferait pas rien. Mais pourtant, le tigre n'avait point bougé. Il attendait le moment. Si le vieux tigre devait mourir, il mourrerais dignement, dans un combat de Roi. Un Roi. Il était le Roi du Nord, Il allait prouver à ce simili Nordique la puissance du froid et de l'endurence.

Makejidamashi se leva, l'air énorme. Il était aussi gros que son ennemi. Ses pattes, des hachoirs. Les griffes dégainés. Il craignait son adversaire, mais il n'allait pas le laisser attaquer sa Maitresse. Il leva la patte, griffe sortit, et donna un coup de patte à la Bête Canine. Il venait d'allumer un feu qui allait s'avérer dommageable..Il venait d'allumer la flamme, car attaquer un tel adversaire n'était qu'un appel au combat.

Un appel de la tombe.

Ya'o leva la main. Elle regardait la scène. Elle qui avait tant controllé son tigre, elle qui l'avait tant épuisé, il osait la défendre. Elle disait toujours ''Tu me dois quelques chose''; S'était sa. Il se rappelait de ses paroles, de la rancune qu'elle garde face à lui. Le coeur du tigre battait. Il lui devait la vie, pour sa nourriture et la chaleur de ses mains. Il pouvait encore attendre les chants de gorge que Ya'o tentait de lui apprendre, avec peine, et elle redisait cette phrase maudite.. ''tu me dois quelques chose!''. Makejidamashi hurla, comme La Nordique lui apprenait à faire. Un cris strident, un cris de mord, les cris du vent qui souffle la neige du Nord.

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Mer 8 Oct - 14:52

[Hrp Désolé du retard]



Devant eux, le Tigre fait de neige cristallisa. De son corps jaillirent mille et mille minuscules pics de glace; ses poils. Une fourrure d'une épaisseur qui n'avait d'égale que sa touffeur. Qu'il était blanc dans ce clair-obscur nocturne !
Un vieux Tigre, sûrement.
Et Kasen de ne pas ralentir. De courir de plus en plus vite...
Le jeune homme poussa sa vitesse au maximum. Il ne tiendrait que quelques secondes à peine, mais c'était suffisant pour rattraper l'immense Félin. Sentant l'écart réduit au minimum, il fit un pas de coté, s'appuyant sur un créneau de vielle pierre, et jaillit.
Où atterrit-il ? Kasen le sut presqu'immédiatement. Le poids humain chuta sur son arrière-train, l'appuyant de toute la force de sa chute. Il fut entrainé d'un coup sur le coté, et le Prince serrant dans ses minces bras mais de toute sa force le dos du Tigre, il tombèrent.
Du haut de la muraille jusque dans le vide. L'air glacial qui s'opposait à leurs corps, puis, soudain, plus d'air. Le sol, déjà ?
Non, il n'en était rien.
Aps. Vision fugitive d'un Tigre Blanc, devant le ciel noir piqueté d'étoiles, et devenu si effrayant qu'il se figea; des poignards en guise de griffes! Une giclée de sang éclaboussa son visage, qui le réveilla aussitôt. Kasen était blessé !

De rage, je manqua égorger le gamin. En se jetant sur mon dos de telle façon alors juste que j'atteignais l'ennemi, il m'a complètement empêché de riposter, et même seulement d'éviter ces griffes en coupe-gorge ! Coupe-gorge, c'est le cas de le dire. Il ne m'a pas tranché la jugulaire, mais il n'en était pas loin.
... Maintenant, je le vois mieux, ce vieux Tigre, là-haut. L'univers m'est devenu noir, gris, blanc. Sur mon dos, toujours, le gamin.
Allez hop! Je m'en débarrasse et je cours crever cet intrus corrompu!

L'électricité a jaillit de Kasen avec violence alors même que nous allions nous écraser. Vu sa posture, il ne pouvait même pas se réceptionner sur les pattes... Mais je ne regrette pas de nous avoir lancés vers la mort. Même si tout devait se terminer ici. Je n'en peux plus de voir les êtres souffrirent, et cela m'est encore plus atroce quand je suis coupable... L'éclair s'enfonça dans la terre en une fraction de seconde. Il avait creusé une sorte de petit cratère, mais surtout, sa force avait projeté la terre brûlée et morte en l'air.

Ce fut dans une sorte de matelas qu'il s'enfoncèrent. Un matelas ? Non, une tombe plutôt. Une tombe... Elle semblait dégager la même aura que ce grand Tigre, là-haut, sur la muraille. Ce Tigre de la gorge duquel jaillissait un hurlement de mort, le même que celui du vent du Nord. Ce vent glacial qui tuait ceux qu'il enveloppait...

L'était déjà couvert de boue, la gamin, mais là, c'est le comble! Et je me débarrasse de lui d'un coup de patte -sans griffes. Et je cours. Je jaillit sur cette forme grise toute colorée. Le vent est tombé déjà. Le vent de la victoire ? Je sens que je vais mal. L'humaine est dans mon ombre, déjà. Je tombe sur elle dans un rugissement.

Plié dans les amas de terre, le Prince fit tout ses efforts. Enfin, il parvint à s'extraire: un papillon de nuit blessé. Il chancelait. Dans sa tête revenait, redondant, le hurlement que Kasen avait créé pour lui. Un hurlement aux si belles sonorités... Etait-ce celui que le Tigre entendait en permanence au fond de son cœur ? Cette pensée lui fit mal.
Mais cela ne voulait-il pas dire que le Tigre lui avait donné ce qu'il possédait de plus fort ?

- Kasen !, cria-t-il dans ce silence entrecoupé des bruits de la nuit. N'oublie pas que nous avons un avenir ensemble ! N'oublie pas l'Okin, la fusion promise !

J'entendis. Non, je n'oubliais pas.

Aps s'est relevé, a empoigné sa rapière, et courut vers l'humaine. Il espère que son Tigre à elle empêchera Kasen de l'envoyer six pieds sous terre; quoi qu'il en soit, il ne peut rien faire pour l'aider.
Et justement, si les Tigres se battent entre eux, il en profitera pour lui demander quelques explications. Les Sombres s'étaient infiltrés ! Ne le savait-elle pas ? La royauté avait perdu son pouvoir, désormais ! Il n'allait pas laisser d'autres traîtres potentiels s'infiltrer, non, pas lui, qui tenait tant à son peuple !

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Ven 10 Oct - 0:32

Ya'o n'avait d'yeux que pour le Prince. LE tigre qui foncait sur elle, peu importe, s'était cet impurs de Prince qui allait y gouter. Et sa bête Canine, elle, mourrait au bout de ses sangs. Le Tigre était affaiblie, mais malgré sa blessure, sa force était impressionnante. Makejidamashi aurait déjà été à terre. à se morfondre, alors que la rage du tigre le faisait poursuivre son but premier; mordre la chair blanche de l'humaine. En un instant, elle se pétrifiait; où était Makeji? Que faisait-il?

On pouvais le voir, en haut de la muraille. Les bruits de leur bataille avait été entendus, et des voix s'entendaient. Le tigre des Glaces n'avait pourtant détourné son attention du Chien. Il avait les yeux fixés sur lui, et ses poignards de pattes, teintés du sang rouge de sa victimes, attendaient le bon moment.. Mais ses griffes n'allaient point sortir. Ils étaient cachés dans ses énormes pattes. Nul besoin de faire saigner plus. La bête foncait de plus belle vers Ya'o. Attaquer, défendre, pousser, mais la chair resterais là où elle est. Nul morsure ou poignards.

Le tigre du Nord bondit. La muraille était haute, et son ennemi était bas. La blessure était inévitable, mais il devait le faire, pour son honneur. Il sautait, il tombait, lourdement, son poids attiré par la terre. Mais le Tigre roux mouvait sur la terre, et la cible fut manquée. Au contact du sol, le tigre manqua prise et tomba, sans atteindre sa cible; le vieux tigre, pourtant, esperait que cela avait été suffisant pour déconcentrer le Démon. Le saut avait été presque inutile, Makejidamashi avait atteris sur une parois rocheuse, se disloquant une épaule. Il ne pourra plus défendre sa chère; qu'allait-il faire maintenant? La jeune Ya'o ne bougeait point.

-Vous.. Étais-se les premiers mots qu'elle prononceait, avec un temps d'arret. Si vous pensez que vos vêtements et vos manière déguisés suffiront à vous faire oublier! Jeune homme, TU te trompe. Parce que, Prince Apez, les airs familiers que vous avez avec les origines de votre père sont étonnantes, et vos maniere, elles, dignes d'un rrriche. (elle roula le ''R'') Quant à se tigre, plutot devrais-je dire ce Chien, vous devriez le dresser et prendre son contrôle, ainsi deviendrais-t-il une extension de votre corps!

La bête rousse n'était qu'à quelques mètre d'elle. Pourtant, les yeux de la jeune fille n'était préocupé que par le garçon. Une haine vive comme une plaie rouge brulait ses entrailles, et si les dents du tigre devaient s'affoncer dans sa chair, cela ne la ferais pas souffrir; son esprit avait un but, un seul. Au dernier moment, elle tentait de remonter sur le mur, s'aggripant aux craquelures, esperant un signe de la chance...

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Sam 11 Oct - 14:47

L'épée, fine lame d'un métal trop pur, scindait l'air dans un interminable sifflement de basse. Aps courait, et cette arme était devenue le prolongement de son bras. Il la maniait de telle façon que l'on aurait pu croire qu'il ne l'avait jamais lâchée à partir de l'instant même où il naquit.
Il courait vers cette femme, il ne voyait plus qu'elle. Le silence de la nuit avait envahi sa tête.

-Vous... Si vous pensez que vos vêtements et vos manière déguisés suffiront à vous faire oublier! Jeune homme, TU te trompe. Parce que, Prince Apez, les airs familiers que vous avez avec les origines de votre père sont étonnantes, et vos manière, elles, dignes d'un rrriche. Quant à se tigre, plutôt devrais-je dire ce Chien, vous devriez le dresser et prendre son contrôle, ainsi deviendrais-t-il une extension de votre corps!


Non, il ne percevait plus rien d'autre. Pas le moindre son.

Un ange tomba du ciel ? Qui sait... Quoi qu'il en soit, Kasen tomba directement sur cette femme, alors même qu'elle tentait, comme à l'ultime limite du désespoir, de grimper encore à cette muraille...
La tua-t-il ? Non, il avait dévié ses griffes. Et elles se plantèrent d'un coup dans le mur, ses pattes avant au-dessus des épaules, ses pattes arrières de part et d'autre des jambes qui glissaient sans trouver d'accroche.
On aurait dit un être épinglé sur un autre, une superposition abstraite sans but aucun. Oui, qu'avait-il en tête ?
Juste l'éviter, pour la seconde.
D'un mouvement éclair, il saisit le col de son vêtement dans sa gueule et projeta ses pattes en avant. Il escaladait, ses pattes presqu'invisibles moulinant l'air en laissant de larges trainées dans le mur, ce mur fait de pierres que les humains avaient taillées jadis. Et il la portait vers le sommet.

Aps, soudain, se réveilla. Il immobilisa ses jambes qu'il ne cessait de projeter en avant. Manqua tomber.

- Kasen !

Cri qui lui déchira la poitrine. Que faisait le Tigre ?
Déjà, lui, le gamin, ne pouvait plus rien faire.
Ils se trouvaient sur le chemin de ronde, là-haut, tout les deux. Deux ombres découpées dans le brouillard poisseux.
L'autre tigre ?
Se retournant d'un bloc, il le vit, celui qui était parvenu à faire sursauter Kasen. Celui qui avait induit ce subit changement de comportement. Le Tigre blanc... Son épaule gauche était un peu trop haute, étrangement. Il semblait déséquilibré.
Souffrait-il de ne pouvoir aider cette femme ?
C'est alors seulement que les paroles de celle-ci atteignirent l'esprit du Prince. Des mots de glace pure, n'est-ce pas ?

Jamais il n'avait voulu se faire oublier. Seulement ne pas être tué, pouvoir lutter de son coté, seul, seul avec Kasen. Il sacrifiait ce qu'il était de toutes ses forces. Jamais il n'avait eu le moindre poids politique, on l'en avait écarté tout jeune... Ces calomnies -ou ces vérités ?- sur son père, qui serait un être abject, traitre, assassin... Non, il se refusait à y croire. Il était facile d'accuser celui que l'on ne connaissait pas de tous les torts. Bouc émissaire, n'est-ce pas ? Et maintenant, il héritait de cette charge.
Partout, surement, on allait commencer à le maudire. Tout le mal, les Sombres dans le royaume, c'était sa faute à lui, n'est-ce pas ? Oui, puisqu'il fallait un coupable.
Le peuple n'avait pas été informé de la prise de pouvoir. Il était seulement... seulement manipulé.
A cette pensée, son coeur s'étrangla dans sa poitrine. Pas que le peuple. Lui aussi... Jusqu'à ce qu'il ne mette son nez dans les paperasses des conseillers, il ne savait rien. Tant d'être qui souffraient !... Et qui s'avilissaient, comme cette femme.
Contrôler Kasen ? Tuer son esprit et son âme ? Les Tigres, tous les animaux, tous les êtres simplement, devaient être libres de disposer d'eux-mêmes, non ? C'est pour cela qu'il avait libéré Kasen, au début...
Et puis, surtout, il savait que s'il acquérait l'Okin, l'inverse se produirait.
Ce serait lui, en quelque sorte, qui deviendrait le jouet de Kasen. Cela l'effrayait. Comme la mort. Mais à l'image de celui qui se suicide, il marchait, toujours, il cherchait cet odieux cristal qui le tuerait.
Et cela, il le faisait pour les autres.

Dans un son de glissement de métal frais comme l'eau de roche, il rengaina sa rapière, et s'adressa au Tigre.

- Tigre. Vous avez souhaité la protéger ? Vous le souhaitez encore ? En ce cas, nous avons ce point en commun. Fut-elle ignoble et cruel, elle ne mérite pas d'être aux mains de Kasen. Lui... il respire la haine tant que la vengeance. Je ne vous ferais pas le moindre mal... Pouvez-vous encore voler ?

Escalader la muraille ? Beaucoup trop long... Et la ronde qui, sûrement, ne tarderait pas... Pourtant, ce Tigre à quelque chose d'effrayant. Aps avait tant de mal à s'approcher. C'était... contre-nature.
Etait-ce son sang Elfique qui entrait malgré toute sa volonté en ébullition dans ses veines ?

Pourquoi ai-je fait cela ? A cause de l'autre, évidement !
D'un sursaut, j'ai grimpé au sommet. Je ne sais... Peut-être vais-je la lâcher dans le vide, en fait...
Je n'ai plus véritablement l'impression qu'ils soient des intrus.
Oui, c'était un Tigre du Nord. Quand je l'ai vu chuter, je l'ai compris, et j'ai su qu'il n'y avait aucun doute possible. D'un coup, je la jette, cette femme, à quelques mètres de moi, mais sur le chemin de ronde.
Que la pierre est froide sous mes pattes ! J'ai dû perdre tant de sang...

Au loin, un hibou hurla.

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Mer 15 Oct - 2:33

[hrp: désolé pour le retard monstre..]

La cœur de la jeune femme battait vivement dans sa poitrine, causant des tremblements dans son corps. Pourtant, pour elle, son coeur ne battait pas, ses poumons ne s'expandait pas au rythmes de sa respiration; le temps, pour elle, n'était plus que poussière. Ses mains qui tenait le murs, elle sentait avec précision toutes les petites pierres, tout les détails..les poussières, qui faisait de se mur, un mur. Le souffle de se tigre, elle pouvait le sentir.
S'était en un instant qu'elle sentait ses griffes, mais pas sur son corps. Elle sentait les vibrations, l'énergie, la chaleur du monstre. Ses pattes brisant le murs, brisant du même coup toutes les espérance de survivre de la Maitresse de Glace. Elle était terrifié, son yeux n'avait jamais été aussi grands, et ses dents aussi serrés. Le corps du tigre recouvrait son corps, son poids allait briser ses entrailles.

Pourtant rien. Pas de morsures, ni de coups de griffes. Pas de sang. En fait, oui; celui du tigre, mais pas de son propre corps. Son sang chaud qui coulait dans son coup, et se souffle..Une pression était exercé dans ses vêtements. Oooh..Ses beaux vêtements, transpercés par les crocs du démons. Quel gaspillage! Son corps, soulevé, était mou et presque sans vie. Nul besoin de se défendre, car le faire serait probablement le meilleur moyen de mourir. Ses genoux touchèrent le sol de pierre, froid. Son tigre, elle le voyait, la patte ballante. Mais les ailes hautes. C'était grâce à lui, son saut, qu'elle avait considéré comme une perte d'énergie, s'était avéré le saut hors de sa tombe qui s'était creusé. Le saut qui l'avait sauvé de la fosse commune. Ses mains, elles les avait posé sur la pierre. Sa voix était faible, mais elle percait le silence.. Le jeune homme avait parlé au Tigre. à Son Tigre. La buée formait une nuage devant sa bouche, et un simple ''Il s'appelle Makejidamashi..'', trop faible pour être audible, transperça le silence mordant.

Makejidamashi, l'esprit indomptable. Il n'était pas une bête comme l'autre tigre sans Marquages, ce monstre vraiment indomptable, il était plutot se genre d'être qui refuse d'être dressé et soumis, qui n'hésitera pas à mordiller un peu de sa maitresse si elle ne comprend pas qu'il restera libre jusqu'à sa mort..
Jusqu'à sa mort. Le tigre était vieux, un manque de gras faciale, marque de vieillesse, qui était la preuve de son âge. Il n'en restait pas impressionnant. Pas si grand, non plus, et pas si fort. Et ses ailes, des grandes ailes minces comme du papiers, mais digne et belles. S'était un tigre de montre, un tigre de Duchesse.

- Tigre. Vous avez souhaité la protéger ? Vous le souhaitez encore ? En ce cas, nous avons ce point en commun. Fut-elle ignoble et cruel, elle ne mérite pas d'être aux mains de Kasen. Lui... il respire la haine tant que la vengeance. Je ne vous ferais pas le moindre mal... Pouvez-vous encore voler ?

Des mots pleins de chaleur. Le tigre avait une pattes qui manquait d'appui, mais ses ailes, elles, avaient toutes leurs forces. Une force qui venait du fond du corps, décidément. Il aimait bien se jeunot. Un peu faible d'apparence, mais toutes sa force était comme tapis en lui comme un renard, il l'avait vu, il attendait le bon moment pour dégainer son habilité et sa ruse.
Makejidamashi leva la tête vers le jeune Prince. Il n'oubliait pas la haine qu'entretenait Sa Maitresse pour le jeune homme..Et puis enfin, à quoi bon? Il était vraiment bien se garçon! Essayant de se réstabiliser sur ses quatre pattes, le tigre blanc marchait lentement, la patte faible laissant une trainé sur le sol, vers la personne en question. Oh, si il avait pu lui parler! Mais bientôt le temps de l'Okin viendra, il ne pourra plus lui parler, mais Ya'o sera sa fidèle traductrice -bien qu'il doutait qu'elle veuille lui adresser la parole sans ajouter méchancetés à ses dires-. Le jeune Prince avait une certaine résistance face à lui. Il ne venait pas? Tant pis. Il viendras, lui.

La tigre blanc était devant le Prince. Rapidement et sans aucun malice, il faufila sa tête entre les jambes du jeune homme, l'ayant ainsi sur son dos. Il était plus lourd que son bagage habituel: le tas de chair qu'est sa maitresse. L'humain sur son dos le faisait vibrer d'une façon étrange; jamais de sa vie il n'avait été monté par un non-Nordique, encore moins par un hybride. Mais celui-ci avait reçu une éducation des plus extraordinaires; ainsi il devrait savoir comment monter un cheval, le tigre n'est pas bien plus difficile. Il lança un regard sur se qui se tenait sur son dos. Son instinct devrait peut-être lui dicter, lui dicter de prendre la peau du cou de la bête féline, se tenir très fort. Les yeux du tigres étaient vraiment blancs; un large contour bruns permettait de différencier l'iris de l'humeur aqueuse.

Des yeux qui brillaient dans la nuit, des yeux qui levaient vers sa maitresses. Deux petites lunes dans un ciel d'obscurités.

Ya'o s'était levé. Elle craignait de faire face au tigre, mais elle devait bien le faire. Elle n'avait plus aucune défense, séparé de son tigre. Elle était faible, bonne à rien. Résistante, mais à quoi bon l'être si on ne peu toucher l'ennemi? Sa seule défense était sa voix, sa voix froide et sans assurance, sa voix qui la tenait toujours plus éloignée de ceux qui voulait être son ''amie''..

-La haine qui émane de ta gueule.. Où est la pureté de ton pelage, si beau et digne soit-il, de la fourrure du Nord, on dirait à se tromper que tu viens des forêt Nordiques! Sa voix tremblotait. Mais elle ne parlait pas vraiment au démon.

En fait, si, mais elle parlait pour son propre tigre, pour qu'il entende sa voix dans la nuit.

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Dim 19 Oct - 21:41

[Désolé du retard >.<]



Kasen la fixait, toujours, cette humaine qui se trouvait à deux pas devant lui. Ses yeux étaient fendus désormais par des pupilles verticales en lames argentées. Trop fines, bien trop fines...
Il ne voyait plus qu'un mince rai du paysage, il ne voyait plus qu'elle.
Elle qui venait du Nord.
Oui, j'ai envie de la jeter dans le vide, alors pourquoi ne le fais-je pas ? La vie, encore, me pèse à l'extrême.
Et je m'allonge sur le chemin de ronde en direction de la plaine, le bout des pattes avant qui ballote dans le vide, et ma tête posée sur le sol. Je vois Aps, d'ici, mais plus la femme. Tant pis. Il me semble... que j'ai grand besoin de réfléchir.
Le vent glacial, celui qui monte vers le ciel le long du mur après l'avoir heurté, il cingle mon museau et ma tête avec une violence inouïe. Me rappelle le Nord.
Je veux tuer les Hommes car ils sont une engeance abjecte qui amène la moisissure des êtres, partout. Car ils l'ont tuée, elle, au cœur de la Neige.
Pourtant, maintenant, je vois un Tigre du Nord et une humaine. Ensemble. Une humaine des Glaces elle aussi, non ?
S'ils sont ensembles, il y a une raison qui m'échappe. Ce ne peut pas être ce niaiseux amour. Pas des créatures du Nord. Non, peut-être sont-ils un peu comme moi et Aps.
Peut-être vivent-t-ils de haine, tirant profit l'un de l'autre.
Et pourtant, quelque chose ne colle pas.
L'humaine...

''Il s'appelle Makejidamashi..''

Impossible qu'Aps entende. Moi, si, je ne suis pas Tigre pour rien.
Donc j'ai fait erreur à l'instant, il y a entre eux tout un panel de sentiments répugnants. Je suis sûr que si Aps l'avait entendue, cela ne l'aurait pas laissé de marbre... Arf, quel crétin sentimental et niais, ce gamin !
Une lueur de haine passa dans les yeux figés. Ses griffes sortirent de ses pattes immobiles, pour pendre elles aussi dans le vide. S'y reflétait la lune.

Le Tigre ailé du Nord avait levé la tête vers Aps, marché à lui. Et le Prince avait eu peur, extraordinairement, une frayeur qui le statufia. Il n'eut donc pas besoin de courage pour rester sur place.
Pourtant, un instant passé, il reprit contenance. Après tout, que risquait-il ? Ce Tigre... Il émanait de lui une aura de force, certes, mais aussi autre chose... De la sérénité, peut-être ?
Presque tout à coup, il se retrouva sur le dos du Tigre blanc.
C'était... si étrange ! Un mélange de tant de sensations qu'il ne parvint même pas, l'espace d'un instant, à conserver son équilibre. Décidément, le dos d'un Tigre n'avait rien de comparable à celui d'un cheval, ni même d'un griffon !... Se laissant tomber en avant, il entoura de ses bras le cou de neige. Il se retrouvait à moitié couché sur son dos, chahuté à chaque pas.
Lorsque le Tigre s'élança, il se trouva finalement presque à la verticale, flottant contre l'épaisse fourrure.
Tout contre son oreille, il lui murmura:

- Merci de me porter...

Si Kasen n'avait été Kasen !...
Et pourvu que la jeune femme aille bien ! Pour elle, et pour son Tigre, qui ne devait pas souffrir davantage, qui ne le méritait pas...
Ce furent les dernières pensées qui résonnèrent dans l'esprit d'Aps avant qu'il ne soit engloutit par les hurlements du vent claqué par les immenses ailes.

-La haine qui émane de ta gueule.. Où est la pureté de ton pelage, si beau et digne soit-il, de la fourrure du Nord, on dirait à se tromper que tu viens des forêt Nordiques!

Une voix tremblante. L'humaine ? Debout, maintenant. Quelle froideur dans cette voix, qui, contre lui, n'avait plus aucun pouvoir !
Kasen se releva. Il avait vu, vu qu'Aps arrivait sur le dos de l'autre Tigre. Il sentait aussi l'odeur de son propre sang.
Comme s'il était fini, à un pas de la mort. Qu'il n'y avait plus rien à faire.

Oui, en lui, il le reconnut tout d'un coup, il y avait quelque chose qui clochait.

Les ravages de la souffrance ? Il ne savait pas. Mais il avait toujours mal, quelque part, au centre de sa poitrine. Seule la mort l'apaisait, le vidait, plutôt. La mort des autres, oui, mais ce qui vient des autres n'est-il pas toujours atténué ?
Sa propre mort lui apporterait une plénitude sans précédent... Toutefois, il voulait aussi finir ce qu'il avait commencé. Éradiquer les humains, pour le bien de tous les êtres.
Dilemme.

Alors, il chercha la réponse en elle. Il s'était relevé, plongea son regard dans le sien, sans pitié. Ses griffes dégainées plantées dans le sol.
Derrière la femme, les lueurs des torches. Les veilleurs, ceux qui faisaient la ronde de minuit. Des éclats de voix, il les entendit accélérer. Repérés.
Il avait besoin de faire un tour au cimetière. Là, et là seulement il reprendrait vie.

Deux bonds, le Tigre de feu se trouva tout près de l'humaine. Il pouvait sentir sa chaleur contre lui. D'un bref coup de dents, il arracha un petit pan du manteau.
Avec ça, il apprendrait qui elle est et d'où elle vient. Bien qu'il le sache déjà.
Pourquoi ensuite arracha-t-il quelques-uns de ses poils, avant de les laisser tomber au sol ?
Elle lui ressemblait. Sa voix, son attitude... Elle semblait avoir souffert, souffert le rejet des autres et la vie, et la mort aussi.

Lorsqu'il se jeta du haut de la muraille, coté ville, il garda la tête tournée vers elle. Ses yeux brillaient d'une lueur si inhabituelle... Saurait-elle l'interpréter ?
En tout cas, jamais il n'aurait montré une telle faiblesse à Aps.
Aps le Prince qui l'avait libéré, lui, il y a si peu de temps.

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Lun 20 Oct - 4:37

Deux lames d'argents qui transperçait le ciel comme des faux. Elle baissa la tête devant le regard inconfortable du tigre; un regard froid et dur, un regard qui tranchait dans l'âme pour retirer de sombres secret cachés dans notre esprit. Et se vent qui faisait flotter ses vêtements. Un vent si doux, réconfortant jusqu'au plus profond de son âme; le vent qui venait du Nord pour lui souffler à l'oreille la douce mélodie de la neige. Un Souffle mortel qui lui rappelait que toute la vie est comme la neige; belle et légère, qui fond dans votre main si vous la tenez trop fort. Il y avait dans se vent, quelque chose de sublimement morbide, comme un frisson qui appelait la tombe. Car certain n'associaient-t-ils pas le Nord à la Mort, à l'horizon des esprit? La jeune femme leva la tête vers le ciel. À se moment, elle sourit.
Et elle rit.
Un rire euphorique, sans aucun sens. Ce ciel étoilé, s'était le même que celui de l'Asgardreid. Ya'o de l'Asgardreid, Ya'o de la Chasse Galerie, le Canot volant, comme certain l'appelle. Ah, s'était donc ça son nom. Elle l'avait toujours su. Mais on lui avait caché, On lui avait caché..5 ans avait qu'elle ne sache parler. Parce qu'on lui avait caché le sens de la parole.
On lui avait privé de la conversation, on l'avait privé de regard, mais on l'avait rempli de crachat qui se transformait en larmes en elle. Abandonnée, là, par les humains..Et si elle n'était pas humaine après tout, pourquoi pas? Les Nordiques, avec leurs yeux inconfortables et leurs manières de Sauvages, ils étaient comme des elfes dans leurs forêts de neiges.
On ne voulait pas qu'elle parle pour qu'elle reste cette Sauvage, pour qu'elle reste se crachoir mangeur de rat. Pour qu'elle reste cette Laide porteuse de peste, comme cela on avait quelqu'un à haïr, Non?
La haine qu'elle avait pour se Tigre-Chien, étais-ce sensé? Elle commencait à aimer se tigre. Et elle le détestait en même temps. Une haine si brulante qu'elle mène vers le respect, étais-ce possible? Son rire n'était que foutaise, un rire qui cachait sa détresse et son sentiment d'abandon. Un sourire qui se fixait à ses lèvres, un sourire emplis de vengeance, la vengeance qui faisait vivre les humains. Elle entretenait une haine envers tout se qui s'appellait ''Humanoïde''. Et même plus. Aimait-elle vraiment son tigre? Il allait mourir bientôt, non? Comment cela allait être, d'être à nouveau seule? Elle n'osait pas se l'avouer..Mais sa blessure ne guerrirait jamais. Le tigre blessé allait mourir. Mais elle l'honorerais. Elle porterait sa fourrure . Et son prénom en nom de famille.

Une bête et un homme s'activaient en bas de la façade. Makejidamashi..Oh, qu'il était heureux en se moment! Il était comme un digne Tigre, monté par le Prince! S'était son heure, s'était le cas de le dire. Sa dernière heure, mais la plus noble. 20 ans pour un tigre sauvage, s'était bien, n'est-ce pas? Se jeune homme qui entourait de son cou ses bras, qu'il était ridicule ainsi couché! Mais sa stature revient vite dignement droite.

- Merci de me porter...

Quel Imbécile! Une Tigre se doit de porter un humain. C'est la loi, presque. Enfin. Ses ailes s'apprêtaient à s'élancer. Elles vibraient dans le vent, comme celles d'un libellule. Une libellule? Pas vraiment, en fait. Plutôt une luciole..Mais en fait, quel insecte vivait dans le Nord? Enfin..
Il n'allait pas s'élancer vers le tigre finalement. Makejidamashi se cambra et donna un cou de tête. Les Veilleurs. Il ne pourraient pas être tranquilles..Gaspillage? Peut-être..Il n'aura pas eu le temps de faire plus ample connaissance..
Le Tigre Blanc s'effondra. S'était trop. Il était déçu..Il ne voulait pas que le jeune Prince aient des remords. Après tout, s'était le tigre qui voulait qu'il monte sur son dos. Mais il n'avait pas vu sa faiblesse, ou plutôt avait-il vu au-delà de ses forces. Les yeux plus grands que le ventre. Sur le sol, il était, et avec lui, sa charge Royale. Oooh, Ya'o, ne fait rien pour te faire du mal...Le tigre garda ses yeux ouvert, comme sa gueule. sa langue pendait sur le côté et la chaleur de sa bouche ressortait en buée. L'autre Tigre, le Démon, s'approchait dangereuse de sa Maitresse.

Ya'o regarda Le tigre s'approcher. Il émanait de la bête une énorme chaleur. Tout comme son sang, qui se rependait sur ses chaussures. Elle fit la moue -une belle paire de chaussure gâchée!-. Puis s'était son manteau, qu'il gâchait. Une petit morceau, dans sa gueule. Mais les veilleurs semblaient s'agiter encore plus. Ils ne pourraient plus être seuls dans l'obscurité. Elle jeta un regard vers son Tigre, mais elle ne put regarder plus longtemps. Son cœur se serrait. Puis elle regarda Le Chien, qui s'était jeté de la muraille, dans la ville. Retrouver son Tigre à possiblement sa dernière heure, ou suivre se tigre, et son regard de glace pure..De glace brillante comme le cristal, et à se confondre à du diamant. Pour elle, glace et diamant avait la même valeur.
Elle n'y pensait plus. Suivre Makejidamashi, et mourir de tristesse? Elle préférait l'éviter.

Elle sauta retrouver Le Démon Tigre. Ses genoux s'écorchèrent au sol. Mais au moins elle ne verrais pas l'horrible regard de Son propre tigre.

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Mar 28 Oct - 1:55

Le Tigre se fracassa presque la poitrine, vieux os, contre le sol de terre au pied de la muraille.
Il avait échoué.
Doucement, Aps se fit glisser sur le coté, plongeant ses mains dans l'épaisse fourrure pour se retenir. Il descendit et lentement ses pieds se posèrent au sol. Alors, il caressa avec calme le vieux flanc du Tigre qui le regardait.
Sans un regard de plus, il se jeta en avant. Sa jambe se propulsa elle aussi et toucha le sol avant le haut de son corps: il courait, et il courait comme jamais.
En direction de la porte, celle qui lui permettrait de pénétrer une nouvelle fois la Capitale.
Froid mordant de la nuit, nuages qui lentement venaient voiler la lune. Une pluie fine qui tombait, qui ne cessait plus, il faisait si gris ! Un ciel d'argent dépoli.
Sur le chemin de ronde s'agitaient des torches. De futiles petites lucioles, non ?
Et Aps s'arrêta, net. Il sentait sur lui, dans son dos, le regard du Tigre, un regard qui le transperçait et qui le transpercerait jusqu'à l'avoir déchiré, vidé de son sang, jusqu'à ce que sa peau retrouve la couleur de la neige. C'est ce qu'il ressentait, lui, le Prince.
Alors, avec lenteur, il se retourna. Et il couru à nouveau, ses bras fendant l'air à ses cotés telles deux ailes qui parvenaient presque à l'élever. Le bruit de ses pas emmêlés dans les folles herbes.

Il se jeta à genoux contre le Tigre.

Il ne pouvait pas. Pas partir en le laissant là ! Ils étaient dignes, cet humain, ce Tigre, tout deux venant chacun d'un bout du monde, couverts de boue, sous une froide pluie d'hiver. Aps ne pleurait pas. Non, il le serrait contre lui, sentant contre ses côtes la respiration rauque de l'Animal qui souffrait, et leurs cœurs battaient à l'unisson.
Jamais il n'avait voulu ça.
Kasen ? Non, Kasen était Démon. Pourtant Kasen aussi, à sa place, ne serait pas partit, il le sentait.
Comment cette femme avait-elle pu, alors ? Fuir, fuir la souffrance et la mort quand l'on ne peut l'affronter en face ? Aider celui qui l'affronte pour de bon et à jamais ? Que choisir ? Était-ce bien la voie de la facilité qu'elle avait prit, ou possédait-elle une autre raison, bien trop mystérieuse et éloignée de ses conceptions du monde pour qu'il puisse seulement l'imaginer ?

Des cris étouffés lui venaient du chemin de ronde, comme s'ils venaient des nuages, et Aps n'entendait pas. Rien d'autre que les battements de ce cœur.
Il releva son visage de la tiède fourrure et fixa son regard d'ambre en ces yeux: les yeux du Tigre.
Sa voix n'était qu'un souffle, un souffle certes profond mais qui blessait.

- Je ne partirais pas. Mais, crois-moi, je finirais ce que tu as commencé. Je ne laisserais pas cette femme mourir.

Le jeune homme qui souffrait en cet instant était déterminé. Comme jamais.
Les torches s'avançaient vers eux, déjà. Mais il ne le sut que lorsque l'une d'elle, jetée à ses pieds, embrasa l'herbe dans un violent crépitement de feu qui lutte contre l'eau. La pluie était égale, toujours aussi fine, grise, froide. Pénétrante.
Lentement, Aps se détacha du Tigre qui Vivait. Il dégaina sa rapière. Fin sifflement de métal, à peine audible.
Et il se rua sur les gardes sans le moindre bruit.

Les lames s'entrechoquèrent et l'astre de la nuit n'en put être témoin. Les larmes du ciel crevaient sur la terre, les notes du métal et du sang qui giclait montaient parmi ces nuages de mort.

Le dernier garde, tomba. Était-il mort ? Aps ne le saurait jamais, et toute sa vie ce massacre le poursuivrait, car il avait fait un choix. Il ne le regretterait pas non plus. Ou alors, il regretterait tout. D'être né, de ne pas être mort.
Il avait choisit de retourner auprès du Tigre, une dernière fois. Ses yeux, étaient fixes.
Il ne le toucha pas.
Seulement, il se pencha, et lui murmura tout contre l'oreille: "Oh !... Pourquoi ne m'as-tu pas dit ton nom ?... Moi... Je m'appelle Apez..."

Ils ruisselaient. Il ruisselait, lorsqu'il fut seul, partit. Il ne courait plus, pourtant il allait si vite ! La pluie tombait en rafale qui frappaient son visage... Si doucement !



Moi ? Moi, je cours. J'ai courut sans cesser depuis ce bond de la muraille; mes pattes ont heurté le pavé sans le moindre bruit.
L'humaine ? Elle m'a suivit.
Pourquoi ?! Ne lui avais-pas fait mes adieux ?! Des adieux nobles !
Et maintenant, il flotte, temps pourri !
J'avance, cours, vole. J'avale la distance, ombre furtive que je suis parmi les ombres.
Et elle, me suit. Je n'ai pas jeté un seul regard en arrière mais je le sait. Comment en aurait-il pu être autrement ?

Je crois que je la comprend comme jamais je n'ai comprit d'autre être, c'est étrange, non, en fait j'aimerai la comprendre, pourquoi aimerais-je ça ? Je suis seul, tout seul avec le gamin, et elle, elle est seule désormais. L'autre est mort, je le sais. Car il ne peut en être autrement.

Ça y est, je vois le cimetière. Ses sombres grilles qui grincent sous les assauts du vent, sinistres comme jamais. Les feuillages s'agitent tels autant des bras assassins au-dessus de leur victime.
J'aime ce lieu.
J'ai diminué l'allure, j'entre, je marche le long des allées désertes.
Un cimetière, la nuit, il pleut.
Il n'y a qu'ainsi que je me sens bien.

Je m'assied sur une tombe.
Le nom, dessus ? Inutile de regarder, je ne le connais que trop bien. Et je la fixe, elle, qui semble hésiter un peu sous l'immense portail. Ce serait drôle qu'il s'effondre à l'instant où elle passe.

Je l'attend.



Aps marche, décidé comme jamais. Il va droit au cimetière. Pas n'importe lequel, non, le plus grand, le plus ancien.
Il sait qu'il y trouvera Kasen.
Portail nord. Il n'y en a que deux. Quelle est cette ombre qu'il aperçoit là-bas, derrière cet if mourant encore chargé de fruits rouges ?

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Mar 28 Oct - 3:38

Elle ne courrait plus. Elle n'était ni athlétique, ni rapide. Elle n'avait rien, en fait. Plus rien. Qu'une grande étendue de froid blanc, où le vent qui siffle comme le serpent lui rappellerait sa solitude, à quel point elle était faible et ignoble, à quel point elle avait profiter de la divine bête. Oh, il avait chanté, ce tigre, il avait chanté sur la muraille pour la première, mais la dernière fois! Parce que maintenant, elle l'avait laissé périr, elle l'avait laissé agoniser pour rejoindre la Bête. Au fait, cette bête, pourquoi l'avait-elle suivit? elle n'avait même pas réfléchie. Elle s'était affolée, et elle avait sauté, sauté du côté où elle ne verrait plus le regard implorant de son compère. Son ''compagnon compère'', comme elle disait. Elle s'était pourtant promise d'aller chercher l'Okin et lui parler, d'entendre sa voix. Jamais elle ne l'entendra, en fin de compte. Elle devrait retourner trouver son tigre, et l'écorcher.

Oui c'est cela, l'écorcher. Déchirer sa peau de sa chair, mais garder le crâne et les os, et manger la chair. Lui faire honneur, façon du Nord. Sa peau, elle l'aura sur son dos et son crâne, il reposera sur son front. Et elle oubliera ses habits de noble, ou n'en veut même plus, tiens. Du mouvement de main, elle retira son riche manteau bleu. Il faisait froid, dehors. Elle portait un simple pantalon et une chemise légère, mais elle était bien trop peu habillée -elle se serait fait arrêtée, en plein jour-. Mais à quoi bon trop s'habiller si c'est pour...Enfin. Elle retourna à son corps plus tard. Elle avait plu important à faire. Retrouver la bête.
Elle arrêta ses penser là. Elle ne voyait plus le tigre-démon de vue. Mais s'était comme si sa chaleur avait laissé une traînée. Makeji l'aurait aidé, lui, mais il était mort..

Comme si elle devait se le rappeler. Mort, Mort, Mort. C'est la vie, non? Dans ses yeux, la folie. Mais pas que cela. Dans ses yeux, une pluie salée comme l'océan, cet océan qui mange d'année en année le Nord à la saison chaude, lorsque le ciel se tient haut 2 mois durant.
Même elle ne comprenait pas.
Ne comprenait plus, plutôt.
Ôh, peut-être qu'elle aurait aimé savoir mieux parler à se faible type. Son nom, déjà? Elle ne savait plus. Elle ne connaissait que son titre.

Et elle l'avait jugé à cause de se titre: Prince, n'est-ce pas.
Elle avait jugé son tigre, aussi. Fou, avait-il l'air? Pourtant une lueur brillait au fond d'elle. Peut-être qu'elle avait sauté pour le rejoindre.
Et le connaître plus.
Car sa nature humaine, elle était bien présente, et son envie de savoir, découvrir, être aimée..Tout cela était bien présent en elle.

Tout comme la frustration qui lui crispait les points.
Et finalement, elle atteint se cimetierre. C'est drôle, avait-il fait par exprès, vu les circonstances? De la mener ici, dans cet invention des occidentaux pour ''honorer'' leurs morts, alors qu'ils ne font que les jeter dans des trous? Les morts ne devraient-ils pas faire partis de nous, nous suivre partout, en portant un signe d'eux, que se soit un os, une fourrure, un objet personnel? Eux, ils les laissent se faire manger par les vers, dans le sol, se sol qui finit par reprendre tout.
Dans le Nord, pas de sol. Le sol est à des dizaine de mètres sous le blanc. C'est presque dire que l'on flotte au-dessus du sol. C'est sa, en fait. Le vrai paradis, c'est chez elle, dans ce Nord Divin, où les nuages sont de neige blanche.

Il y a se tigre, Roi, Roi dans ce royaume des morts.
Elle lui lança un bref regard, mais il comprendra surement.
Tigre, Roi du Royaume des Morts. Peu importe son nom après tout, puisque se sont les autres qui nous nomme. Ce n'est pas très représentatif, que la Duchesse du Nord s'appelle le ''chat sauvage''...Puisque les chats, dans le nord, ils meurent.

Tant de réflexions duquel elle du se tirer. Il y avait se Prin..ce jeune homme, justement. Il venait de pénétrer les lieux. Enfin presque, mais la nuit est si lourde; ses yeux ne lui permettait pas de voir.

S'était sa propre voix dans la nuit qui résonna en premier.

-Félin.
Sa voix coupa. Elle était presque nue, avec cette pluie froide qui lui faisait hérisser le poil. Mais la déchéance pure brillaient dans ses yeux. Une décadence de son âme. Le froid? Elle ne le ressent plus. De toute façon, il fait bien plus froid là-bas.
-Devrais-je avoir du respect pour toi? Inutile de te vouvoyer. Tu en connais déjà probablement assez sur moi, ou peut-être trop peu, tiens. Les deux raisons sont bonnes, tu ne trouve pas?

Et sous la pluie qui tombe sur ses épaules, la jeune femme laisse l'eau couler de son menton. Les ruines qui restait de toute confiance en elle étaient mortes. Tout espoir était éteint, pour elle.

-Je te défie de me tuer, Satanique Roi des Mort! Allez! Saute sur moi et déchire ma gorge de tes dizaine de petits sabres, juste pour voir! Déguerpis de ton macabre trône et montre ton appartenance au NORD! Fait fierté à tes origines, montre-moi ta force! Tue celle qui ne représente jamais ta contrée lors des Conseils car elle n'est pas invitée! Est-tu fier de ta fourrure? Montre moi-le, IMBÉCILE!

Elle avait lancé cela d'une voix rude et dure, mais le feu avait fait fondre la glace de sa voix. Sa voix était forte, ses yeux était dépourvus de sens, tout comme se sourire de défi qui pendait à ses lèvres.

Elle laissa tomber son manteau sur le sol.
Qu'il viennent, se Roi,
Mordre dans cette chair glacé.

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Mar 28 Oct - 12:23

Il y a des pluies de printemps délicieuses durant lesquels le ciel semble pleurer de joie. Et des nuits d'agonies, d'hiver, où le ciel crève et se déchire en hurlant, en crachant ses derniers souffles d'agonie.
Cette nuit était de celles-là.
Le ciel collait à la terre à l'étouffer, on aurait cru s'y cogner, ce ciel poisseux qui vous restait par lambeaux dans les cheveux. Des lambeaux qui n'en finissaient plus de ruisseler au sol, encore et encore !
Aps, lentement mais fermement, avançait. Il ne se serait dévié de sa trajectoire pour rien au monde. Pas à pas, soulevant des gerbes de boue, noble, grave.
Le ciel se noyait dans la terre en une gluante fusion.

Assis sur la tombe, Kasen le vit.
Tombe ? Trou dans la terre, dans lequel les humains jettent leurs morts. Façon de ne plus les voir, oui, mais aussi de les voir renaître, qui sait ? Ces fleurs, ces plantes partout dans le cimetière...
En cet instant, il n'y en avait plus. Elles aussi avaient retrouvé la terre. Seules, trois âmes. Un Tigre, deux humains. Humains ou presque.
Les Tigres, eux, laissent les cadavres pourrir sur le sol à jamais dévorés par les charognards. Pourquoi s'encombrer de ce qui est mort ?
Et pour la première fois depuis si longtemps, Kasen ressentit le besoin de fermer les yeux. Refermer ces paupières douloureuses qui toujours surplombaient ses yeux, même dans son sommeil.
Quelques secondes durant, il ne vit plus rien. Il revivait les évènements qui avaient amené à la mort de sa Mère, et cette mort, unique entre toutes.
Une mort digne et belle, douce de blancheur froide. Douce telle les flocons de neige qui avaient soustrait le corps aux regards, pour l'éternité.

Lorsque son regard, à nouveau, perça l'épaisse nuit, c'est elle qu'il vit en premier.
Sa mère, qui se tenait là, debout sur ses deux pattes. Pâle, on voyait sa peau, son poil -ses vêtements ?- collés contre elle. Sa mère ? Non. Quoique.
Qu'il paraissait faible, et pourtant si effrayant, ce Tigre ramassé sur lui-même, collé dans la boue de cette tombe !

Cette tombe, c'est mon œuvre, c'est le monument à mon génie, à ma folie. C'est moi qui l'ait tué.
J'avance vers l'humaine. J'ai besoin de redevenir minuscule, frêle Tigreau, envie que l'on me prenne dans les bras et me protège. Je le sais, mais je ne l'admettrais jamais.
J'ai grandit, et désormais des fragments de mort sont fichés dans ma chair.
Et elle, a-t-elle seulement jamais grandit ?

Inéluctablement, je me rapproche.
Elle m'interpelle.
Que ressent-elle ?
Elle souffre, non ? Souffrir de sa solitude, de la mort d'un être cher qui nous a donné et à qui l'on doit, l'on devra à jamais. Je sais tout cela, pourtant je ne veux pas la comprendre d'avantage.
Je la hais ! Bientôt son corps sera déchiré, déchiqueté sous mes crocs blancs !

-Je te défie de me tuer, Satanique Roi des Mort! Allez! Saute sur moi et déchire ma gorge de tes dizaine de petits sabres, juste pour voir! Déguerpis de ton macabre trône et montre ton appartenance au NORD! Fait fierté à tes origines, montre-moi ta force! Tue celle qui ne représente jamais ta contrée lors des Conseils car elle n'est pas invitée! Est-tu fier de ta fourrure? Montre moi-le, IMBÉCILE!

Kasen ne s'arrêta pas. Il ne se stopperait pour rien.
Cet être qui souffrait désirait se servir de lui, tel un outil pour mettre fin à son calvaire. Le Nord ? Ses terres natales, il les avait quittées. Il ne leur appartenait plus. Et paradoxalement il savait qu'un fragment de lui était demeuré là-bas.

Subitement, il s'aperçut qu'une forme sombre, détrempée, marchait à coté de lui. Qu'Aps le dépassait.
Qu'avait-il en tête, le gamin ? Ce crétin qui en savait tant, mais qui jamais ne le montrait ?
D'un violent coup de patte, je fauche ses jambes. Il s'étale dans la boue. Bruit spongieux. Et il se relève.
C'est lui que je vais déchiqueter, histoire de me défouler un peu !

Les yeux du Tigre brillent d'une lueur cruelle. Un peu perdue, aussi.

Aps cependant avait anticipé le mouvement. Il fit un écart, manquant déraper et s'étaler encore. Ce qu'il avait froid !
Kasen l'oublia presque, d'un coup. Il était tout près de la femme. Et il leva sa puissante tête en sa direction.

Trempée. Le ciel avait-il élu domicile en sa chevelure ? Du moindre repli de ses minces vêtements jaillissait un torrent.
Comme Aps, mais le Tigre ne se préoccupait pas du garçon.
Avait-elle peur de ne pouvoir savoir ce qu'il allait faire, l'indéchiffrable Animal, ou bien attendait-elle fermement sa mort ? Son dû ?

D'un coup, je jette ma tête en avant. Ma mâchoire se referme sur son bras trop maigre. Et mes dents s'enfoncent dans la chair.
Je lui vole une gorgée de sang.

Qu'attend-il, ce Tigre ? Droit, trempé, il ruisselle mais pourtant il émane de lui une véritable aura. Une aura mêlée de haine et de douleur, une aura lumineuse et digne.
Il ne sait peut-être pas ce qu'il fait. Peut-être qu'il est devenu fou.

Aps ignore le Tigre. Il se tient debout devant elle, et souffle:

"Sache... Qu'il s'appelle Kasen. Pur. Quant à moi... cela n'a plus d'importance, non, plus aucune."

On pourrait croire qu'il est cassé, brisé. Il a tué, et déjà ses souvenirs lancinants le cognent, écorchent ses pensées.
Et pourtant. Il est déterminé. Il a tant comprit en cette seule nuit !
Il avait promit au blanc Tigre du Nord qu'il ne la laisserait pas mourir: il sait que Kasen ne la tuera pas. Si ?

Le jeune homme reprit sa marche mécanique mais droite. Il passa à coté d'elle.
Il allait, sans se retourner, droit à son but. Droit à cette fusion promise avec Kasen, l'Okin, oui, tout droit vers sa mort.
Il savait que Kasen le tuerait.

Le Tigre lâcha le bras désormais blessé.
Non, je ne t'achèverais pas, je ne suis pas comme ceux qui tuent sans connaître leur victime, sans savoir pourquoi. Te comprends-je ? Je ne sais pas.
Mais il est sûr que je te hais.
Tu incarnes quelque chose que je ne peux accepter.
Tu es fière dans l'attente de la mort, tu crois savoir et pourtant tu ne sais rien.

Le Tigre attend, figé devant elle. Il se languit de ce qui lui est dû.
Une rafale glaciale gifla la terre agonisante.

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Sam 1 Nov - 17:10

Il s'approche. Il s'approche dangereusement, le Tigre. Il s'était levé de son Trône funèbre. Son corps chaud proche du sien, l'énorme bête devant elle. Il y avait l'autre garçon, aussi..Dans la boue. Quel être ridicule! Mais elle ne prenait même plus la peine d'y penser. Enfin, au moins, il l'avait évité, ce coup de sabres félins.
Cette bête..La jeune femme replongea dans ses pensées. Et ses yeux dans ceux du Tigre.

Dans ce Tigre elle recherchait ce qu'elle n'avait jamais trouvé. Quelqu'un pour s'occuper d'elle, pour lui montrer la bonne conduite. Et pourtant? La bête était un démon, il allait la tuer. Mais elle et lui, ils étaient comme frères et sœurs, qui ne vivent pleinement que lorsqu'ils sont chez eux. Qui ne vivent pas autrement. Malgré la race qui les séparaient. Qu'est-ce qui retenait le Tigre de tuer son Esclave, -car le jeunot n'est point son maitre, apparemment- et de manger sa chair?

Ce Tigre qui ne semblait pas avoir eu le choix de grandir!
Mais ses pensées furent de courtes durées. Car interrompus.
Par se lourd saignement qui émane de son bras. Ôh, la bête, il a osé la mordre! Mais pourtant n'étais-se pas se qu'elle avait voulu? Mourir pour fuir? Elle ne sait pas, au fond..Prier aurait été inutile. Prier qui, au fait? Lequel des dizaines de dieux qu'elle connait?
Ses serres blanches qui avait claqués sur son bras, cette étreinte chaude, lui qui reprenait le sang qu'il avait perdu.
Ces pensées s'entrechoquait, n'avait plus de suite. Se garçon, elle aurait voulu lui parler. L'insulter? Non..

"Sache... Qu'il s'appelle Kasen. Pur. Quant à moi... cela n'a plus d'importance, non, plus aucune."

Kasen..Joli nom. On aurait dit celui du dieu Loup. Et Ce jeune homme qui ne s'était pas présenté? En fait elle en connaissait déjà assez. S'était suffisant pour elle.

-Il s'ap..Makejidamashi.

Elle esquissa un sourire, gracieuseté de la jeune femme. S'était quelque chose entre du sarcasme et la douleur qui lui faisait fermer un oeil. Elle aurait voulu donner plus qu'un simple sourire, elle qui avait été dure et méfiante. Elle qui jugeait.
Mais ne l'avait-on pas jugée elle même, autrefois? Enfin. Elle espérait que le jeune homme comprendrait. Lui qui avait vu son à elle tigre retourner à la terre. Sur son bras coulait sa douleur qui lui avait gelé le corps, cette douleur même retenu entre sa peau et sa chair. Elle qui était froide et presque nue.

Elle lève sa main. Cette même main inondée de sang et de pluie. Le ciel cris au désespoir dans une nuit de pleurs. Et de deux pas, elle avance vers le tigre pour l'avoir contre elle. Elle repose sa lourde armature blessé, sa main, sur sa tête. Un contacte physique peut-être fatal, qui sais? Mais ce tigre, d'abord laid et affreux, était devenu pour elle un obsession, la beauté ressortait de sa laideur comme ces laides chenilles deviennent oiseaux. Sa pensée n'avait plus de sens que se qui vient d'être dit, d'ailleurs, car à un certain point, Kasen la chenille pouvait devenir un oiseaux où même un licorne, pourquoi pas? Car le Tigre aussi semblait dépourvu de pensées censées, les yeux presque aveuglés par le non-sens.

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Dim 2 Nov - 23:11

Je te hais.
Qu'attends-je de toi ? Je ne le sais seulement pas.
Dans cette nuit poisseuse et dégoulinante, je vois ta poitrine qui se soulève à un rythme bien trop rapide. Qu'y a-t-il ? Est-ce parce que j'ai prit de ton sang ?
Pourtant, ce que tu crois posséder mais que tu n'as pas la force de garder, cela ne t'appartient pas, non ?...
J'attends devant toi.
Et je t'exècre pourtant.

Tu as réveillé en moi les souvenirs de ma mère, de cette mort blanche qui jamais ne m'avait vraiment quitté mais que j'étais parvenu à repousser. De nouveau, j'ai sentit les fragments de mort déchirer mon corps.
Je sens que la mort me cueillera. Et j'ai peur, comme ces tigreaux morveux qui se trainent par terre en gémissant.
Sauf que moi, je suis Digne. Digne quoi que je fasse, je suis toujours droit, j'avance sans me retourner. Je donne la mort, aussi. Sans me questionner.
Peut-être ai-je envie que cela change. Sauf que cela ne changera pas, qu'importe mes désirs. Car j'ai besoin de tuer pour combler un gouffre immense, celui-là même qui habite mon cœur.
Et le tien, est-il vide ?
Makejidamashi, dis-tu ? Il semblait être le seul à tes cotés, et il n'est plus.

Ta main qui se lève interrompt le lent torrent de mes pensées. Et si proche de moi, déjà, tu avales cette symbolique distance.

La main ruisselante de la pâle jeune femme se posa sur la lourde tête du Félin. Fut-ce une rafale de vent glaciale qui frappa la fourrure détrempée ? Le Tigre parut frissonner à la lueur de cette lune.
L'ombre du félin se détacha du sol. Tout son corps se redressa, oui, et chacune de ses pattes trouva sa place sur les épaules humaines.
Son regard se planta en celui de l'être qui se trouvait devant lui. Juste en face, à égal niveau.

Tes yeux ne brillent pas de l'un de ces éclats propres à ces humains de boue et que je ne peux comprendre.
Non, en cet instant, il m'a semblé savoir ce que tu pensais.
Et toi ? Mon message t'est-il parvenu ?
Sûrement ne le saurais-je jamais.
J'aurais voulu te dire ce que je suis, ce que je fus et ce que j'allais devenir. Te promettre de détruire le monde, tous ces humanoïdes qui nous firent tant souffrir. Tout en sachant que les tuer me blesserait encore d'avantage sûrement, et toi aussi, qui sait ?
Pourtant, je ne pouvais te parler.
Pas encore. Car je pressentais alors que quelque chose allait advenir... quelque chose, non, un être plutôt. Un Félin issu du peuple Sombre tout comme moi, et qui saurait ta langue, et qui saurait la mienne.

Même sans te parler, je te connais mieux que quiconque en cet instant.

Lentement, le Tigre se détache, et ses pattes avant rejoignent le sol en soulevant des gerbes de boue glacées. De son corps émane une magie invisible et qui forme doucement un sortilège autour de l'humain corps transi. Un cocon de chaleur.

Déjà, le Tigre est loin.
Où va-t-il ? Chercher l'Okin. Il sait qu'il ne retrouvera le gamin qu'une fois au pied du mur des épreuves, lesquelles allaient lui permettre d'accéder à son but. De vivre.

***


Lequel gamin avait entendu.

"Il s'ap..Makejidamashi."

Il avait légèrement tourné la tête vers elle, elle qui déjà était aspirée par la nuit au fil de ses propres pas. Il avait vu son sourire. Sarcastique ? Venant de celle qui avait détourné le Tigre de lui, lui qui allait désormais devoir voyager des jours durant seul... Douloureux ? D'avoir abandonné son propre Tigre aux crocs de la mort, d'avoir méprisé le bâtard qu'il était, lui ?
Et pourtant, au fond de lui, un petit palpitant naïf lui criait que cette douleur était sincère, que ce sourire était celui d'un être qui n'avait que trop souffert.
Et il était tenté de le croire.
Lui aussi, avait souffert.
Et puis, surtout... Il avait vu ce Tigre mourir. Non, pas ce Tigre. Makejidamashi.
Makejidamashi dont le cadavre blanc était en cet instant souillé par la boue, durci par la mort.
Le gamin eut envie de pleurer, pour la première fois depuis trop longtemps. Alors, il s'arrêta, la regarda et sourit largement en travers des larmes qui déjà se mêlaient à la pluie sur son visage.

Il fit volte-face et partit en courant.

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MessageSujet: Re: L'arrière gout   Dim 2 Nov - 23:45

Elle courrait maintenant sous la pluie. Elle qui était presque nue. Mais cette chaleur l'entourait toujours. De même que la sensations des pattes de l'énorme tigre. Kasen, s'était son nom. Elle le reverrait. Et son maitre aussi, car ils n'avaient pas eu le temps de se parler beaucoup, et elle sentait qu'elle avait laissé une faible impression. Quant à Kasen le Roi, lui? Son image restait gravé dans sa tête. Celle du tigre qui regardait dans ses yeux, son souffle sur son visage.

Elle court à travers la cité. Et sort. Elle est maintenant proche du mur qui a été la scène de la dangereuse rencontre. Là où le corps de son défunt Tigre gisait.

Elle s'approcha, sortit un couteau fait d'os de sa poche.
s'assit à genou proche de la bête.
Et lentement, après une courte prière Nordique, Planta le couteau dans la peau.
Et découpa la fourrure.
Elle prit la tête, rattaché au reste de la fourrure découpée, et posa la mâchoire sur sa propre tête.
Elle honorera son tigre en le portant partout avec elle, comme il l'a fait 15 ans durant.


Ainsi, elle se relevait, et courut vers le Nord. Chez elle.
Avec l'image d'un Prince et d'un Tigre fuyant leurs passés.


[hrp - sujet fermé]

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